Mon cœur sur la table
et le prologue du T2 de Dissidentes se cache peut-être ici
Ps : si cette lettre s’affiche mal, ou pas en entier, ouvrez-la dans un navigateur plutôt que directement dans votre boîte mail <3
Parfois, la meilleure chose est de commencer par la fin.
Alors… commençons par la fin.

Le mardi 28 juillet à 12h41 précisément, j’ai renvoyé le bon à tirer du tome 2 de Dissidentes à ma maison d’édition et, le lendemain, il est parti à l’impression.
Et quelle émotion.
Quel sentiment c’était de poser le vrai point final à cette saga, après 5 ans de travail. Un soulagement, celui d’en avoir enfin fini avec les deadlines, le stress, les nuits sans sommeil et les journées à ne faire qu’écrire écrire écrire et réécrire ce roman, mais aussi une nostalgie immédiate. Celle de me dire que désormais, c’était fini.
Il y a plein de fins, dans l’écriture d’un roman (ou de 2, en l’occurrence). La fin du premier jet du premier tome (le 7 octobre 2023 – OMG je viens de me rendre compte que le tome 2 sortirait pile 3 ans après la fin de l’écriture du premier tome, si ça, c’est pas symbolique !) alors que j’étais dans ma colocation londonienne. La fin de la réécriture du tome 1, quelques mois plus tard, à Dublin. L’envoi du premier tome à l’impression. La fin de l’écriture du premier jet du tome 2, le 4 juin 2026. La fin du travail édito. La fin des corrections. La fin des épreuves… J’ai eu plein d’occasions de dire au revoir à mes personnages et pourtant, chaque fois, ça a été le même déchirement. La même sensation de dire adieu à une partie de moi, à des personnes qui m’ont accompagnée ces cinq dernières années, qui ont cheminé à mes côtés, qui ont tout traversé avec moi. Les hauts, les bas, les moments de doute… tout.
Et surtout, que moi j’ai accompagné. Que j’ai porté aussi haut que je le pouvais, parfois à bout de bras, et que j’ai tellement aimé.
Voici ce que j’ai écrit il y a quelques jours à ce propos dans ma story Instagram :
“Je suis de ces autrices qui mettent leurs tripes sur la table à chaque livre (le 4e déjà !), pour qui écrire n’est pas (tout le temps) un plaisir mais surtout une nécessité, un vrai besoin de donner corps à ce qui se passe dans leurs têtes, qui sont habitées par leurs personnages pendant des mois, des années, qui ne trouvent pas la paix tant que leur histoire n’a pas été fidèlement retranscrite et mise en sécurité entre les pages d’un livre…”
Et je crois que j’ai rarement partagé quelque chose d’aussi sincère publiquement – d’aussi intime. Parce que forcément, qu’on met des bouts de nous dans nos livres. Mais pas tous·tes de la même manière, ni dans la même mesure. J’en parlais avec mon amie Marie Fabre, l’autre jour.
Nous sommes parties une semaine ensemble à la montage (ci-jointes quelques photos) et nous avons évidemment beaucoup parlé écriture. Et je ne sais plus comment ni vraiment pourquoi mais un moment, je demande à Marie ce qu’elle a mis d’elle dans La Voie de l’Oré, ce que ses personnages ont pris d’elle. Et de fil en aiguille, nous nous sommes rendu compte (enfin “rendu compte n’est peut-être pas le terme car nous nous connaissons suffisamment bien pour savoir que c’était le cas, mais, je veux dire, nous avons mis des mots dessus, l’avons conscientisé) que nous avions deux manières très différentes d’appréhender nos romans.
Alors j’ai demandé à Marie de m’écrire quelques lignes sur son rapport à ses histoires, à ses personnages :
“Au début d’un projet, j’ai une manière de l’aborder qui est très « selfless »1, dans le sens que le cœur de l’histoire ne vient pas de moi, mais des personnages. Donc je n’ai pas directement l’impression de donner de moi dans ce que j’écris, mais plutôt de consacrer mon énergie dans un gros travail d’empathie pour saisir tout ce que les personnages ont à transmettre. C’est après cette phase, voire bien plus tard dans le process, que je fais les ponts entre moi - mon intériorité, mes expériences, mes convictions… - et ce que j’ai raconté. C’est comme si je tenais à garder mes distances, pour pas biaiser le récit, puis que je comprenais bien après que c’était finalement impossible.”









Pour ma part, l’attache à mes romans, à mes personnages est très forte dès le début, ou presque. Genre, vraiment, vraiment très forte. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi je m’y attache autant, en revanche (j’ai essayé, écrit au moins dix phrases différentes pour vous le dire sans jamais en être satisfaite). Mais c’est ainsi. Comme Marie, pas dès le début, évidemment. J’ai cette même sensation de “qui va là ? qui êtes-vous et qu’avez-vous à me dire ?” quand je les rencontre.
Jo, par exemple, a été autant un mystère pour moi qu’elle l’a été pour Edgar, et ce durant TOUTE l’écriture du premier jet. Il a fallu qu’un jour – alors que je travaillais sur la deuxième version du roman, celle que je voulais envoyer à Didier Jeunesse – je me retrousse les manches et que je pose plein de questions à Jo pour comprendre qui elle était et ce qu’elle avait vécu… C’est comme ça que ça s’est passé dans ma tête, mais en réalité j’ai surtout répondu à une centaine de questions d’un guide d’écriture pour créer des personnages.
Comme quoi, même après un an d’écriture, les personnages peuvent encore nous cacher des choses !
Je rends la parole à Marie pour la suite de notre échange :
“Je crois que ce côté « selfless », c’est ce qui rend l’écriture aussi agréable pour moi. J’ai commencé à aborder l’écriture sérieusement le jour où j’ai le plus ressenti le besoin de sortir de ma tête. C’est devenu à la fois un outil d’évasion et un outil de passion - parce que les histoires que j’écris me fascinent. Quand je me mets à écrire, c’est l’énergie des personnages qui prend le dessus. Et moi, je dois les suivre, retranscrire au mieux. À partir de là, écrire n’a jamais été un exercice difficile pour moi (même si, comme tous les auteurices, j’ai des moments moins évidents que d’autres) – au contraire, j’en ai besoin.
Alors au bout du compte, c’est une belle rencontre, l’écriture et moi, car c’est le seul moment où, en ayant pas besoin d’être dans ma peau, j’exprime des choses qui sont importantes pour moi. J’adore ce casse-tête consistant à chercher les mots qui vont correspondre exactement à ce que les personnages ressentent, à ce que les univers dépeignent, alors qu’en fait, je suis peut-être juste en train d’exprimer ce qui m’anime (les deux n’étant pas incompatibles).
Par contre, c’est vrai qu’avec ce détachement initial, ça m’arrive parfois (souvent) de ne pas savoir expliquer d’où toutes les idées sont venues. Il y a beaucoup d’inconscient, et j’ai besoin d’un peu de temps avant de voir le sens de ce que je suis en train de faire.”
Pour moi, écrire n’a jamais été une passion stricto sensu. Ce n’est pas écrire, que j’aime, c’est raconter des histoires. C’est, comme je l’ai déjà dit plus tôt, retranscrire le plus fidèlement possible ce que les personnages ont à me confier. Être le vaisseau qui les transporte de mon esprit au vôtre. Porter leurs destins de toutes mes forces.
Et c’est aussi la raison pour laquelle je me suis longtemps sentie – et ça m’arrive encore – en décalage avec mes pairs. Pas tout à fait une autrice à part entière. Parce que quand j’entends des ami·es ou d’autres auteur·ices dire qu’ils sont passionné·es d’écriture, qu’ils pourraient ne faire que ça de leurs journées, je me sens un peu… comme une fraude.
Non, je ne suis pas passionnée d’écriture.
Oui, c’est un effort et oui, ça me vide de mon énergie. C’est tout sauf reposant.
Est-ce que cela fait de moi une imposture ? Eh bien, à mon sens, non. (Vous me direz, je suis sans doute la plus mal placée pour juger de ça, mais écoutez, je n’ai que mon propre avis sous la main, là, tout de suite)(il est 22h36, je sirote une tisane dans le salon de ma grand-mère et Sensa ronfle à côté de moi ; d’une grande aide ce chat, définitivement). Il y a sans aucun doute autant de méthodes d’écriture qu’il y a de projets, et autant de manière d’être écrivain·e que d’écrivain·es.
Trèfle de plaisanterie2 Plus sérieusement, si je dis que je ne suis pas passionnée d’écriture, c’est parce que pour moi, c’est plus un besoin qu’autre chose. Une force à l’intérieur de moi qui me pousse à donner vie à ce qui fait trop de bruit dans ma tête. À toutes ces histoires, à tous ces destins qui me pressent de leur ouvrir la porte, de les laisser entrer et de leur donner vie. De leur rendre justice, d’une certaine manière. Parce que, même si on fait les malin·es à parler de “plans”, d’”architecte”, de “plot”, de “structure narrative”, je ne sais pas pour les autres, mais moi, je n’ai absolument pas la main sur ce qu’il se passe. Mes personnages vivent ça ? Ils vivent ça, point. Je n’ai pas mon mot à dire, merci bien. Je ne suis que l’autrice, après tout, l’humble scribe, la weirdo qui s’assied à son bureau le plus souvent possible pour raconter l’histoire de gens qui ne vivent que dans sa tête.
Franchement, je suis à peu près persuadée que si ce n’était pas des hommes blancs qui avaient popularisé les romans, on nous aurait traité·es de cinglé·es, nous les auteur·ices. Certain·es l’ont été, d’ailleurs. Mais ce n’est pas le sujet.
Ce que je veux dire c’est : ce n’est pas parce que c’est dur que ça n’est pas fait pour moi.
Et un petit secret (que j’ai déjà raconté souvent haha), mais j’ai compris cette chose fondamentale, un jour de mai 2023, en plein Festival du Livre de Paris.
Souvenirs.
Je suis assise dans un café pour travailler (eh, je vous ai même retrouvé une photo du jour exact, voir plus bas) et j’écoute de la musique pour masquer le bruit ambiant, en essayant d’écrire. Rien ne vient. Je me sens nulle, inutile, bonne à rien. J’ai l’impression de foncer droit dans le mur avec ce roman que j’ai commencé à écrire quelques mois plus tôt (Dissidentes). Je galère. Ça ne vient pas. Je me dis “ça ne devrait pas être si dur”, “c’est pas possible, je ne dois pas être faite pour ça”. Je finis par me dire que je devrais tout arrêter. Fermer mon ordi. Tout supprimer. Oublier ce rêve. Et puis un moment, les yeux remplis de larmes, je relève la tête. Des passants marchent de l’autre côté de la vitre, dans les rues de Paris.
Et, dans mon casque, j’entends ces lignes :
“Seasons, they will change, life will make you grow
Dreams will make you cry, cry, cry
Everything is temporary, everything will slide
Love will never die, die, die”
Birds, Imagine Dragons
“Dreams will make you cry”.
“Tes rêves te feront pleurer.”
Je me souviens nettement quand les larmes ont débordé. Je les ai effacées aussi vite, comme j’ai pu, en essayant de ne pas faire baver le mascara que j’avais mis pour l’évènement auquel je me rendais – je vous en parle juste après. J’ai remis la chanson depuis le début, j’ai écouté les paroles attentivement. Très attentivement. Oui, Dan Reynolds venait bien de dire ce que je venais d’entendre : tes rêves te feront pleurer.
Moi, j’ai entendu : c’est ok si tu pleures. Parce que si tu pleures, ça veut dire que ça compte. Et si ça compte, c’est que c’est important. Et ça, c’est largement suffisant. On ne pleure pas pour les choses dont on se fout.
Soyons clairs, je n’ai aucune idée de si le groupe Imagine Dragons imaginait par là ce que j’ai entendu, mais les chansons sont faites pour ça, après tout, pour qu’on se les approprie.
Une heure plus tard, je rencontrais pour la première fois Alex Aster grâce aux éditions Lumen (l’interview est dispo sur mon podcast, si jamais, épisode n°35) et ce qu’elle m’a dit quand je lui ai dit que j’étais autrice c’est “n’abandonne jamais”, “tu n’as pas perdu tant que tu continues d’essayer”.
Hahahahaha.
Je vous laisse deviner l’ampleur de la détonation qu’il y a eu dans ma tête ce jour-là. Moi, la petite étudiante de 19 ans qui était au plus bas en dépression (diagnostiquée plus tard), qui ne trouvait plus de sens à rien, et surtout pas à ce roman qu’elle avait en tête de vouloir publier sans y croire, se retrouvait à discuter avec l’autrice best-seller #1 du New York Times de son torchon roman, cette dernière la suppliant presque de ne pas arrêter. Là aussi, j’ai failli pleurer, et je sais qu’elle l’a vu, que, sans un mot, elle a compris ce que je traversais.
Ce jour-là fait partie des moments charnières, de ceux qu’on oublie pas.






À peine quelques mois plus tard, je posais un point final au tome 1 de Dissidentes.
Et deux ans plus tard (en mai 2025), alors que le tome 1 allait sortir, nous nous sommes revues, Alex et moi (voir l’épisode n°109). Nous avions toutes les deux parcouru un bon bout de chemin, mais elle se souvenait parfaitement de notre rencontre et j’ai pu lui dire à quel point ce qu’elle m’avait dit avait compté, à quel point ça m’avait donné une force que je n’aurais jamais réussi à trouver autrement.
Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça.
Quoique. À bien y réfléchir, pour deux raisons :
La première : je veux que, si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez dans les difficultés que j’ai traversées, vous y trouviez peut-être un peu de réconfort, et surtout la volonté de continuer. Le monde attend vos romans <3
La deuxième : c’était important pour moi de parler des moments charnières, des moments où, finalement, tout s’est fait. Où, surtout, tout aurait pu ne jamais se faire. Où tout aurait pu s’arrêter. Il y en a eu bien d’autres – comme le moment où ma future éditrice m’a appelée pour me dire “OUI”, le moment où j’ai pu vous annoncer la signature chez Didier Jeunesse, les premiers retours, alors que je tremblais derrière mon écran, les prix littéraires qu’il a remportés, le moment où j’ai posé un point final au tome 2, et sans doute tous ceux qui sont à venir…
Alors voilà, je suis rendue au moment où je dois tourner une page. Cinq ans après avoir reçu la visite d’Ed et Jo, sur cette route de campagne, à l’arrière de la voiture de mes grands-parents, où j’ai vu leur rencontre, cette scène dans les bois où ils se retrouvent face-à-face. Un garçon blondinet, affaibli et contusionné face à une jeune femme dissimulée derrière une cagoule, protégée par la veste en cuir de son père adoptif, arme au poing et peur au ventre. J’avais la chanson “Jolene” de Ray Lamontagne3, reprise par John Rock Prophet dans les oreilles, je vous laisse deviner comment j’ai trouvé le nom de mon héroïne. À quel point ça a été une évidence.
Ce moment exact où tout a commencé.
Et maintenant, je dois leur dire au revoir.
Ou plutôt, je préfère me dire que c’est un retour. Un “bienvenue à la maison” cinq ans après le début de leur aventure. Je l’ai écrit dans les remerciements de mon tome 2 (eux aussi m’ont fait pleurer, tenez)(ils ont aussi fait pleurer mon éditeur alors c’est OK), mais, d’une certaine manière, ils me reviennent. Le reste de leur histoire n’appartient qu’à moi. Leur futur n’est écrit que dans ma tête.
Mais bientôt, tout le reste sera à vous.
Alors, comme promis et sans plus attendre, voici, mesdames et messieurs, le prologue du tome 2 de Dissidentes.



Alors ? Qu’est-ce que ça vous inspire ? 👀
Moi, je l’aime beaucoup. Premièrement parce que c’est un BIG FAT parallélisme avec le prologue du tome 1, mais aussi parce que… Eh bien, parce que comme celui du tome 1, il a une grande importance dans l’histoire (même si on ne s’en rend pas compte tout de suite, la solution se trouve dans le mot “Doxamed”) tout en faisant un petit pas de côté.
Enfin bref, sur ce, il commence à se faire tard, ici, donc je ne vais pas tarder à aller me coucher. Mais avant ça, je voulais vous parler de mes derniers coups de cœur / recommandations.
🎨 Les recommandations culturelles
Peu de recommandations cette fois-ci (la faute au fait que je n’ai littéralement presque rien fait d’autre de ma vie ces 6 derniers mois qu’écrire…) mais alors, quelles pépites !!!
Le chevalier et la phalène, de Rachel Gillig : j’ai absolument TOUT aimé dans cette fantasy : la plume de l’autrice (bien que traduite), les personnages hyper attachants et originaux, le décor gothique et médiéval, le système de magie, l’intrigue… Tout, je dis bien tout. C’était ma première lecture de 2026 et pourtant elle me hante encore, des mois après. Vraiment incroyable, un vrai gros coup de cœur pour le premier tome de cette duologie, je vous le recommande vivement ! Hâte du tome 2 :)
Le Chant des Machines, de Néphélie Thomas : eh bien, que dire ? Au-delà du fait que Néphélie est une amie en or, sachez que je n’ai jamais été aussi fière d’être son amie que depuis que j’ai (enfin) lu son premier roman. Ça m’a fait le même effet que quand je lisais La Voie de l’Oré, de Marie : tout le long de ma lecture, je me disais “et elle, c’est ma pote ? Genre la meuf qui a écrit cette dinguerie, je passe la journée avec elle à écrire demain ??”. Bref, si vous aimez les dystopies, le post-apo, les histoires fortes et les personnages qui gagnent votre cœur pour vous le rendre pas tout à fait entier, FONCEZ ! Till, Orion et Hestia m'ont absolument conquise et ce roman est un banger absolu qui vaut mille fois le détour, un vrai coup de cœur !
Et la joie de vivre, de Gisèle Pélicot et Judith Perrignon : dans un tout autre registre, j’ai écouté il y a quelques mois le livre audio du livre-témoignage de Gisèle Pélicot et… comment le dire poliment… il m’a latté la gueule. J’ai pleuré quasiment en continu toute la fin du trajet (oui, je l’ai écouté en voiture, en allant au ski), j’ai réfléchi, j’ai ri… Je lis très peu de témoignages, mais alors CELUI-CI, je ne regrette pas une seconde de lui avoir donné sa chance. Et puis j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence de Gisèle Pélicot dans ma fac et même d’échanger quelques mots avec elle, et je peux vous dire que pour moi, c’est une femme inspirante. Un livre absolument nécessaire, à bien des égards !
Podcast “Au coin de la page” de Pome L. Desombre, Néphélie Thomas et Solène Verne : je ne suis absolument pas objective car Solène, Pome et Néphélie sont trois amies que j’apprécie beaucoup. C’est donc sans grande surprise que je retrouve dans leurs passionnantes conversations autour de l’écriture des échanges que nous avons aussi en dehors, dans notre petite troupe parisienne. Et vraiment, je vous recommande chaudement ce podcast d’écriture ! J’aime tellement les formats à plusieurs !! Vivement les prochains épisodes !
🎙️ Les épisodes de “Lit Thé Ratures”
Petit récap des derniers épisodes sortis depuis ma dernière lettre (en excluant la toute toute dernière qui était un peu un hors-série) :
117 - J’ai fini d’écrire le tome 2 de Dissidentes (c’était sportif) : Quel soulagement d’avoir enfin fini d’écrire mon deuxième roman ! Maintenant, un gros travail de réécriture m’attend, mais au moins j’ai déjà une base sur laquelle m’appuyer et ÇA c’est cool !
118 - Avis lecture et chroniques : sommes-nous devenus des clients relous ? : Aujourd’hui, on parle des avis lectures et de nos attentes en tant que lecteur·ice·s : sommes-nous devenus trop exigeant·es ? Devons-nous systématiquement partir avec des attentes en commençant un livre ou plutôt nous laisser porter ? La discussion est ouverte.
119 - Panique à bord, je crois que j’ai plus d’inspiration ! : Ou comment déconstruire le mythe de ✨l’Inspiration✨ une grâce divine qui ne toucherait que quelques élu·e·s destiné·e·s à une vie de créativité sans limite... Hum. Pour la faire simple : non. Ou en tout cas, ce n’est pas comme ça que je vois les choses (et après tout, on est sur MON podcast, voilà !). Dans cet épisode, je reviens sur cette dernière année (été 2025 → été 2026) où j’ai eu l’impression d’être à sec, créativement parlant. Comme si je n’avais plus de nouvelles idées, comme si je n’avais été capable que d’écrire Dissidentes et que rien ne viendrait ensuite, comme si je n’étais finalement... pas tant autrice que ça. Ensemble, on débunke un peu tout ça ! Bonne écoute !
🗞️ Le coin presse
Je ne pouvais pas clore cette newsletter sans vous faire part de trois excellentes nouvelles survenues récemment.
La couverture du tome 2 enfin révélée 🌪️
ENFIN !!! Après plus d’un an à devoir la garder secrète, la couverture du tome 2 de Dissidentes, par la talentueuse Babayaga Pepperland, a enfin été révélée ! Et dieu que je l’aime. Et elle ira tellement bien avec celle du tome 1 omg, j’ai trop hâte de voir le roman imprimé !!!
Dissidentes a remporté le Prix Babelio Jeune Adulte 2026 🏆
Et c’est absolument ouf parce que ça, je vous le dois. Complètement. Entièrement. C’est grâce à votre engouement autour de cette duologie, de vos commentaires sur la plateforme Babelio et de vos votes que Dissidentes s’est distingué, et parmi une sélection incroyable de romans en grande majorité francophones ! Donc MERCI pour tout, vous m’avez gâtée plus que je ne l’aurais cru possible <3
Dissidentes va sortir en livre audio 🎧
Et oui ! Quand je vous parlais dans ma dernière lettre (celle sur le Prix Babelio, justement) de “3 sorties cette année”, c’est à ça que je faisais référence hihi. Et je suis juste TROP heureuse de pouvoir vous l’annoncer : les tomes 1 et 2 de Dissidentes sortiront cette année en livre audio, chez Audiolib, et j’ai même participé à l’enregistrement ! Joséphine Demay incarne Jo, Benjamin Bollen est Edgar et Elsa Bougerie devient Alma et vous allez voir, les trois comédien·nes sont absolument exceptionnels, j’étais choquée d’à quel point ils ont réussi à incarner mes personnages.
Le tome 1 sortira le 26 août et le tome 2 le 7 octobre 2026, en même temps que sa version papier. Vous verrez, ça ravira vos oreilles :)
Et voilà, nous sommes arrivé·es au bout de cette lettre plus si mensuelle que ça ! Mais je préfère vraiment prendre le temps d’écrire quand je sens que j’ai quelque chose à dire plutôt que d’écrire pour écrire (cf le début de ma lettre haha). J’ai aussi eu, comme vous l’avez compris, beaucoup moins de temps ces 6 derniers mois pour vous écrire. J’espère que ce rythme décousu vous convient, mais promis, cette fois j’essaye de revenir en septembre pour vous partager, qui sait… peut-être le premier chapitre du tome 2 de Dissidentes en exclusivité ? 👀
Sur ce, je vous souhaite un très bel été, plein de belles choses, et on se retrouve en forme à la rentrée (avec l’annonce de mes dates de dédicace de l’automne, aussi) 😌
Love,
Tosca 🧚🏻♀️
“Selfless” = de manière désintéressée, altruiste, détachée.
Hum. Si vous ne voyez pas de quoi je parle… https://www.youtube.com/shorts/yxqGriehp5s
Vous me croyez si je vous dis que je viens de découvrir à l’INSTANT que ce n’était pas une chanson originale de John Rock Prophet ???? Je suis absolument choquée. Bouleversée. Retournée. (#dramaqueen)








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